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Est ce la crise de la dette, de la finance ou du capitalisme?

 

 

 

Est ce la crise de la dette, finance ou capitalisme?

 

 
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Les "Economistes atterrés" dénoncent un recul social de plus de 40 ans : Il s’agit du troisième ouvrage des Économistes atterrés. Le premier, Le Manifeste des économistes atterrés, lançait un cri d’alarme “contre ceux qui tentent de nous faire croire que la seule solution à la crise est libérale” explique Benjamin Coriat*, professeur d’économie à l’Université Paris 13 et coprésident du collectif des Économistes atterrés.

 

Le chômage enregistre sa plus forte hausse depuis 2009 (+1,6% en septembre)

Près de 47.000 demandeurs d'emploi ne travaillant pas, même à temps partiel, se sont inscrits à Pôle emploi en septembre, portant le nombre de chômeurs à plus de trois millions pour le deuxième mois consécutif. Cette progression,  est la plus forte depuis avril 2009. Le chômage progresse par ailleurs en septembre pour le 17e mois consécutif. En comptabilisant les demandeurs d'emploi travaillant à temps partiel, leur nombre atteint 4,5 millions.

 

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 Entretien avec Serge Halimi, journaliste au mensuel le Monde diplomatique, autour de son livre "Le grand bond en arrière" (Editions Fayard).
Comment est-on passé à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance ?
Emission France Inter "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, première diffusion le vendredi 2 juillet 2004

 

 


- Perte de souveraineté populaire et dans une moindre mesure des gouvernements
- Risque de faillite des pays, donc aussi de la France
- Des organismes créer avec le capitalisme : les banques centrales, OMC, PACS dont le seul objectifs est de satifaire le marché et de soutenir les industries capitalistes
- D'une crise de la régulation a une crise systémique
- La crise permanente du système capitaliste ou fonctionnement du capitalisme. Celle ci s'en retrouve accentué avec son déclin
- Une dette souveraine du a plusieurs causes : loi de 1973, la chute tendanciel des profits ( baisse des bénéfices, du pouvoir d'achat, des impots, lois avantageuses pour les plus riches,....). Résultat depuis 30 ans, la balance commerciale est déficitaire et nous payons que les intérêts de la dettes. Nous hypothéquons l'avenir des prochaines générations
- Les politiciens ont perdu le contrôle de la situation.
Les espoirs de nouvelles mesures de soutien à l'économie de la part des banques centrales mondiales ont encore une fois soutenu les indices alors que l'actualité macro et microéconomique devient de plus en plus réduite à l'approche de la mi août.                             

Trop souvent, les fonds communs de placement ressemblent à de la malbouffe financière. Les investisseurs obtiennent un portefeuille rapide, facile et généralement bourré de centaines d'actions. Leurs rendements soient faibles !  Mais il existe des exceptions.

 



Gabelli & Co., dirigé par le gastronome d'actions Mario Gabelli, à partir d'idées de qualité. De janvier 2006 à fin 2011, ces idées ont rapporté 210% -- à comparer avec un rendement négatif de 5% du marché dans son ensemble. Or, à présent, il vous est devenu facile de trouver un couvert chez Gabelli.

Dan Miller dirige le service de recherche de Gabelli & Co. depuis huit ans. Il y a six ans, son équipe a commencé à publier le rapport Focus Five. Dans ce rapport, elle dévoilait ses cinq meilleures idées d'investissements, mises à jour chaque trimestre. Au fil des trimestres, certains noms continuaient à être cités et d'autres disparaissaient.

"Nous avons décidé de commencer à publier ce rapport pour attirer l'attention du public sur la qualité de nos idées," explique Dan. "Selon nous, nous avions un processus fondamental unique pour estimer la valeur de liquidation d'une entreprise."

La valeur de liquidation est ce qu'un acquéreur paierait pour acheter l'entreprise dans sa totalité. De gros écarts entre la valeur boursière et la valeur de liquidation est ce qui attire l'équipe Gabelli. Cette méthode par la valeur de liquidation est également une pierre angulaire dans ces pages. "C'est l'un des éléments du "C" dans leur système CODE. ("C" signifiant Coût réduit'). ."

"Nous identifions également un catalyseur" ajoute Dan. "Non seulement un catalyseur mais aussi un événement à court terme -- entre trois et douze mois." Et peut-être plus important encore : "Nous devons parler aux dirigeants et leur faire confiance. Nous devons comprendre comment ils vont créer de la valeur pour les actionnaires."

. "Le rapport Focus Five présente un processus et une équipe de recherches réellement supérieurs. Il prouve également notre capacité à trouver des idées réellement bonnes. Ainsi, globalement, nos sélections ont augmenté, même en 2008." fait remarquer Dan.

Au fil du temps, le rapport Focus Five a attiré l'attention. "Nous recevions des coups de fil de gens demandant comment se procurer une copie du rapport" se souvient Dan. "Parfois, certains demandaient s'il existait un fonds le mettant en pratique." Dan a donc convaincu Mario de transformer l'idée en fonds. En janvier, ils rachetèrent un petit fonds d'actions sur de faibles capitalisations. Le Gabelli Focus Five Fund était né.

"Pour des raisons d'imposition," continue Dan, "nous ne pouvons avoir seulement cinq investissements. Le fonds aura donc entre 25 et 35 investissements mais jusqu'à 50% du fonds pourraient n'être constitués que de cinq investissements -- si nous sommes fortement convaincus. Aujourd'hui, les cinq premiers noms représentent environ 35% du fonds. Il s'agit réellement d'une stratégie des meilleures idées, concentrées et à forte conviction."

Il faut cependant souligner que le fonds n'est pas le rapport. Mais le fonds Focus Five ressort du même processus. "Nous avons 35 analystes qui couvrent différentes industries," affirme Dan. "En outre, nous avons une dizaine de gestionnaires de portefeuille spécialisés. Nous nous voyons tous, tous les jours à 8h pour une réunion matinale de toute l'entreprise. Nous avons un flux d'informations fluide sur les idées. Mon job est d'étudier ces idées et de déterminer les noms à forte conviction. Par exemple, Mario est notre meilleur analyste. Je lui parle tous les jours. Et je peux vous dire quand il aime un titre ou quand il l'adore... et quand il l'adore vraiment."

Contrairement au rapport, Dan n'est pas tenu de renouveler ses idées à chaque nouveau trimestre. Cela ne lui pose aucun problème de garder une idée pendant une année ou deux, voire plus. "Mais je ne l'achète pas et attends trois ans que quelque chose arrive." explique-t-il. "Je dois avoir un événement à court terme."

Un exemple ? Dan a commencé à acheter Barnes & Noble à la mi-mars à 13,50$. Il a continué à acheter plus bas, jusqu'à 11,50$. "J'avais une très forte conviction dans la valorisation," explique Dan. "Nous pensions, à ce prix, que nous payions zéro ou moins que zéro pour l'entreprise Nook. Et nous aimions bien l'idée de la librairie universitaire, qui est une vache à lait."

En outre, les initiés avaient l'intention de sortir de cette valeur. En quelques semaines, Microsoft a décidé d'investir dans Nook. "L'action s'échangeait pré-marché à 27$ et j'ai vendu toute ma position à 27,21$," se souvient Dan. "A ce prix, elle s'échangeait à un prix très proche de notre estimation de la valeur liquidative de 30$. L'action s'est échangée toute la journée en baisse à 21$ et aujourd'hui elle est à 17$. J'ai eu de la chance. Mais je pense que nous n'avons pas de problème à prendre des bénéfices à court terme. Ou des pertes, dans cet exemple."

Dan raconte comment il a acheté Ivanhoe Mines à 15$ en janvier. Il aimait l'entreprise, son P-DG et sa valorisation. En avril, à 12$, il décida qu'il se trompait. "Je n'ai aucun problème à reconnaître que je me trompe." affirme Dan. "Je n'ai pas besoin de rester dans une action pendant un an pour finir par admettre que j'étais dans l'erreur."

Son fonds était en hausse de près de 6% pour l'année. Le début avait été lent en janvier et en février parce qu'il détenait beaucoup de cash. En janvier, en moyenne 40% du fonds étaient en cash. De l'argent rentrait et il vendait les avoirs de l'ancien fonds. Mais tout cela est derrière lui à présent. Au second trimestre, il n'était en baisse que de la moitié de la baisse du marché. A présent il est entièrement investi dans ses idées à forte conviction.

dérives, les enjeux d’hier et de demain

Les marchés ont la conviction que la BCE fera tout pour éviter une réédition du scénario catastrophe de l’été 2011

Le dossier grec toujours en stand-by
Eh bien, les marchés font volontiers semblant de considérer que les paroles de nos élites sont aussi efficaces contre la faillite de l’Espagne ou de l’Italie que des rideaux de fer anti-tempête face aux débris de toute nature arrachés par les cyclones. Les marchés ont la conviction que la BCE fera tout pour éviter une réédition du scénario catastrophe de l’été 2011

 

 

Souvenons-nous à quel point les belles paroles furent efficaces dans le dossier grec… qui n’est toujours pas réglé à ce jour. La seule question en suspens concerne désormais le modus operandi de sa sortie dela Zone euro.

 

Vu depuis la Chine, il ne fait aucun doute que si l’affaire traîne depuis décembre 2009, c’est que l’Europe l’accompagne –maladroitement — vers la sortie, en tâchant (vainement) de limiter la facture finale.

 

Si une région chinoise avait connu le même genre de déboires financier quela Grèce, l’Occident ne l’aurait jamais su. On aurait éventuellement appris que quelques dirigeants locaux avaient été mutés ou limogés et qu’un nouveau programme d’investissements dans de grands projets immobiliers ou miniers avait remis l’économie locale sur les rails.

 

▪ Des tours vides et un milliard de laissés-pour-compte

 


En Chine, de centaines de tours de 36 à 50 étages totalement inoccupées la périphérie des grandes villes. Information partiellement exacte. En effet, elles sont entièrement vides depuis des mois et souvent même plusieurs années après leur achèvement… mais leur nombre total se chiffre en milliers. Rien que dans les banlieues de Pékin et Shanghai, il existe suffisamment d’appartements vacants pour combler le déficit de logement d’un pays comme le nôtre.

En imaginant un petit coup de pouce fiscal, la plupart des Français auraient les moyens de les acquérir — sauf en ce qui concerne Paris intra muros et des banlieues proches dela Défense — mais en Chine, c’est encore très loin d’être le cas.

 

Et si le gouvernement chinois décidait — dans un grand élan de solidarité envers le milliard de laissés-pour-compte de la croissance — d’attribuer ces centaines de milliers de logements à des travailleurs disposant de faibles revenus (contre un loyer symbolique), comment se rendraient-ils sur leur lieu de travail ?

 

Il n’existe pas de réseaux de transport en commun pour les acheminer vers les centres-villes ou les zones industrielles.

 

Si la solution était l’achat d’une voiture individuelle, le réseau routier des principales grandes villes serait totalement saturé en quelques mois.

 

Les embouteillages de Londres ou Paris aux heures de pointe ? Une plaisanterie: c’est l’équivalent du trafic aux heures creuses à Pékin !

Il existe déjà des restrictions extrêmement sévères sur les ventes de voitures à Pékin et Shanghai. Le nombre de plaques d’immatriculation est désormais limité à 1 pour 50 demandes dans certains quartiers.

 

A Shanghai, où les plaques se vendent au plus offrant, il n’est pas rare que leur prix soit supérieur à celui du véhicule (selon le degré d’urgence de la demande).

Pour un numéro comportant des chiffres porte-bonheur comme le 6 mais surtout le 8 et le 9, comptez l’équivalent de plus de 10 000 euros. Pour un 888 ou un 999 comptez plus de 100 000 euros. Pour un 8989 ou un 6666… no limit !

 

Et pour en terminer par une dernière référence àla Chine, le niveau des actions à Paris ou en Europe ne reflète plus depuis fin juillet la moindre valeur économique.

 

▪ Les marchés croient en une intervention de la BCE
Plus les fondamentaux se dégradent, plus les cours montent. C’est normal puisque les marchés misent agressivement sur le put BCE — il s’agit de la conviction que la banque centrale fera tout pour éviter une réédition du scénario catastrophe de l’été 2011.

 

Le cours de Bourse, c’est juste un prix d’affichage à la chinoise. Ce n’est qu’une série de chiffres sur une étiquette… jusqu’à ce qu’une véritable négociation s’engage.

 

Et il n’est pas rare que le prix affiché s’avère 10 fois supérieur à celui espéré par le vendeur. Si vous obtenez 91% de rabais, vous avez fait une bonne affaire (le vendeur était pris à la gorge) ; si c’est 85%, vous vous êtes soit fait avoir par les simagrées du commerçant, soit vous étiez pris par le temps (comme un détenteur de turbo qui voit se rapprocher la barrière désactivante).

Autrement dit, avant qu’une première véritable transaction soit conclue, le commerçant –ou le gérant d’un fonds actions — peut prétendre que la valeur de son stock correspond effectivement au prix affiché multiplié par le nombre d’articles en réserve.

 

 

La bulle boursière chinoise continue de monter - dopés d’une solide garantie aux yeux d’un banquier peu regardant — ou auquel le gouvernement a demandé des fermer les yeux … jusqu’à ce que quelqu’un ait vraiment besoin d’argent pour régler son fournisseur.

 

Ou pour faire face à un défaut de paiement dela Grèceou de l’Espagne… ou pour rembourser la banque centrale.



26/10/2012
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